Bison Ravi - Projet de diplôme
J'ai profité de ce projet pour montrer ma vision de la création. C'est à dire la création sans limite de média ou de moyens, une création libre d'objets graphiques qui joue avec des supports aussi variés que libres, une recherche ininterrompue de manières de faire passer des idées.
Dans une suite logique j'ai choisi de parler de Boris Vian qui est pour moi l'illustration de cette façon de créer. Un artiste complètement libre qui fait passer ses idées et sa création avant tout. Il prenait la vie comme un jeu et s'est inventé tout un univers.
Il changeait de «métier» et de façon de s'exprimer en fonction de ce qu'il avait à dire, sans se soucier du support ou du média. Précurseur, il a toujours crée en s'affranchissant de tous les codes et les conventions et n'est jamais rentré dans un moule. Il avait pour habitude de rentrer dans les cadres institutionnalisés, pour mieux les parasiter de l'intérieur tout en s'amusant avant tout.
J'ai eu envie de mettre cet esprit en avant et de changer la façon dont il est perçu, avec les moyens actuels de communication. Faire éclater sa biographie sans limite de support, reprendre les codes de différents médias en les tordant pour en faire des supports adaptés à Boris Vian. Tout serait fait dans cette logique de jouer et de mettre les gens dans des situations inhabituelles et loufoques comme lorsque l'on parcourt son oeuvre. Utiliser sa liberté de naration pour créer un objet qui ait l'air d'un énorme fourmillement d'idées sans aucune logique en apparence.





POURQUOI UNE BIOGRAPHIE? COMMENT? (EXPLICATIONS & CHARTE GRAPHIQUE)
Le but étaient de mettre en avant la façon dont il créait et de donner envie de créer et de liberté dans la création. Et de le faire connaître de manière différente à un public aussi important que divers. Il y a donc un mois Boris Vian organisé, au cours duquel plein d'action de communication sont menées, des actions qui illustrent des anecdotes de sa création, toujours de façon drôle et inattendu, et qui puisse toucher différentes cibles.

Toutes les actions seront signées du logo et renvoient toutes à un site. Toutes ces actions de communications ont pour but d'annoncer la sortie de la biographie également (bien que le fait de faire connaitre Boris Vian reste la première motivation) où l'on retrouvera ces actions illustrants les propos.

Pour garder une certaine cohérence et que l'action ne soit pas vaine, il fallait créer une identité "Boris Vian", vu qu'il était anticonformiste il fallait trouver une façon de faire passer sa personnalité et de ne pas être figé. Mais c'était un auteur, il devait donc signer. C'était un grand consommateur de noms de plume, ce qui lui a permis de s'exprimer selon toutes les facettes de sa personnalité (on peut dénombrer 35 pseudonymes). Il jouait avec les mots, avec ses pseudonymes, avec les figures de style. J'ai donc choisi d'utiliser les anagrammes (bison ravi pour nommer le projet, un de ses pseudonymes très utilisé et qui le représente très bien) et de créer un logo interchangeable. Il parait être le meme de loin mais qui est pourant tout le temps différent.



Sur le site, tous les différents logos défilent jusqu'à ce qu'on clique et qu'on voit en fond des photos des actions de communications. Par dessus la date de la sortie du livre apparait : le 11.11.11 à 11h11 (onze étant le chiffre fétiche de Boris Vian, nouvelle anecdote illustrée dans le livre) Un décompte se fera tout le mois, sur la place de l'hôtel de ville, des lettres géantes seront changées chaque jour manuellement, et filmées en live (visible sur le site). Les gens peuvent alors venir le voir et participer.




J'ai choisi de faire centrer cette biographie autour de 5 thèmes (représentant pour moi sa personnalité et permettant de comprendre sa manière de créer). Elle n'est donc pas dans un ordre chronologique et chaque thème est graphiquement différent (adapté au thème). Pour garder une certaine cohérence et compréhension j'ai donc crée une charte graphique. Des repères chronologiques, une timeline reprenant ses principales activités ainsi qu'une pagination.

Je l'ai faite à partir des codes graphiques des logiciels de musique (la musique est présente tout au long de sa vie et dans son oeuvre.) et les logiciels rappellent la technologie et la technique (il a eu une formation d'ingénieur, ce qui ressort également dans la façon dont il traite les choses et il réfléchit.)

INVENTEUR
C'était avant tout un inventeur, de mots, concepts, jeux, façon de vivre etc.. Il a eu une formation d'ingénieur, ce qui a ensuite beaucoup influencé son oeuvre et ses choix. Cette première partie permet donc de mieux comprendre sa façon de réfléchir et des montrer de manière imprévue ces inventions les plus importantes.


Le terme de « tube » a été lancé par Boris Vian dans les années 1950. Pour désigner un succès dans les «variétés» à l'époque, les gens du métier employaient depuis longtemps le mot saucisson. Boris trouvait que ca faisait sale! Au cours d'une réunion de travail chez Philips, en 1957, il proposa de lui substituer le mot Tube. Le terme connut une faveur telle, et si durable, qu'il est maintenant d'usage dans le jargon de la profession; les vedettes en ont chaque jour - qu'on nous passe le mot - plein la bouche. Et comme pour tous les outils dont on se sert quotidiennement, peu en savent qui en fut l'inventeur. Opération de communication : Organisation d'un lancé de tubes et de saucissons, sur l'esplanade de Beaubourg.




CRÉATEUR INTENSIF
Il n'a vécu que 39 ans mais l'importance de l'ouvre et des travaux qu'il a laissé est telle qu'on a du mal à l'imaginer. Ingénieur, écrivain, scénariste, acteur, chanteur, directeur artistique de maisons de disques, pataphysicien, roi de Saint-Germain-des-Prés, traducteur, critique, musicien, poète... Il savait que la liberté d'expression ne s'use que si on ne s'en sert pas. Bien sûr, pour ne pas prendre la pile il faut savoir jusqu'où on peut aller trop loin. Souvent ses œuvres furent interdites. Peu lui importait, il en produisait d'autres.






PROVOCATEUR
Il avait l'art de la polémique qui justifiait de retourner l'argument de ses détracteurs avec l'aisance d'une fine mouche qui pique. "J'irais cracher sur vos tombes", "le déserteur", ses « Chroniques du menteur » etc; liste de citations de Vian, de ses idées et convictions qu'il faisait toujours passer de manière à provoquer et bousculer les gens.








PRÉCURSEUR
Durant l' après-guerre, la modernité est américaine. Du jazz au roman à suspense, du cinéma à la science-fiction, c' est d'outre-Atlantique que surgissent les nouveautés qui bousculent nos réflexes et nos habitudes. Le trompettiste de Saint-Germain-des-Prés, romancier de Les morts ont tous la même peau, se révèle ici à l' affût de ces modes nouveaux de la création et de la sensibilité. L'esthétique des salles, l'utilisation du jazz, la vogue de la comédie musicale, l'avenir du cinéma d'amateur : tout l'intéresse au long de ces articles et chroniques qui s'échelonnent durant sa vie d'écrivain. Pour ce qui est de la science-fiction, il n'est sans doute pas exagéré de dire que Boris Vian fut le premier en France à s' y intéresser, à la connaître à fond et à la faire connaître. J'ai créer son compte Twitter : http://twitter.com/#!/Bisonravi11 reprenant toutes les choses pour lequel il a été précurseur, tout ce qu'il a introduit en France. C'est un média nouveau et plein de possibilité, allant avec Boris Vian qui était en avance sur son temps, toujours à la recherche de nouveaux modes de pensées.De plus c'est un format adapté à son écriture car il est court et instantané, qu'il y a une possibilité de mélanger les médias (photos, vidéos etc..)






ANTICONFORMISTE
Son engagement, ses valeurs, son anticonformisme profond, son rejet des fondements de la société : l'Eglise, l'Etat et l'argent. Pas d'autorité, juste une grande liberté de pensées et d'action. Vian, c'est l'arrachement douloureux à l'enfance. Tous ses héros (Colin de L'Écume des jours , 1947, Angel de L'Automne à Pékin , 1947, et l'autre Angel, celui de L'Arrache-cœur , 1953, comme Wolf de L'Herbe rouge , 1950) manquent leur passage à l'âge adulte ; ils meurent ou disparaissent de ne pouvoir se soumettre à ses contraintes, à ses normes (celles du travail, de l'argent, de l'amour, du mariage, de la paternité). Inconscient, Vian, irresponsable ? Non. Lucide au contraire. La société des adultes récuse et détruit le rêve, l'imagination ; elle empêche de se vouloir autre, de se créer. Tard, passé trente ans, tous ses romans écrits, il confessera n'avoir eu qu'indifférence jusque-là pour la chose publique. Et pourtant, mieux que ne le fera son Traité de civisme où il cherche des solutions aux problèmes de la Cité, de l'homme dans la Cité, tentative qui traînera cinq ans (entre 1951 et 1956) pour finalement - et peut-être heureusement - avorter, ses romans des temps d'apparente insouciance dénoncent l'horreur et la stupidité d'une société qui lamine l'individu.








